Monday, August 31, 2015

My sweet Lili Marleen!


I draw a lot about the bad stuff that happens in the World but what’s comforting with this one, is that the most heart-warming aspects of this story are all true!
1-Thousands of canadian soldiers (and I presume, americans, too) found sweethearts in Europe towards the end of WW2 and the immediate after-war. They crossed the Atlantic back to Halifax and are now our grandmothers and great-grandmothers.
2-Lili Marleen was a song first written by Hans Leib, sung in german by Lale Andersen and later popularised in english by Marleen Dietrich. Nazi authorities tried to recuperate it, then tried to ban it when fraulein Andersen wouldn’t put out. It was the favorite song of the german soldiers who would play it over loudspeakers and the allied soldiers, camping not that far, heared it and started to love the song. It was then recuperated by the allied forces…and mrs Dietrich.
3-In the 1990s an acadian musician from my town, Raynald Basque, made a song about a WW2 veteran of his village, Fortunat Haché who fought to liberate the Netherlands. Mr. Haché passed away a few years ago but just before he died, he famously went back to the Netherlands and met the daughter he had with a woman there.

Tous deux, Lili Marleen!


C'est vrai que l'histoire manque pas de tragédies, mais bon Dieu que ça fait du bien quand on trouve des histoires qui font chaud au coeur même en plein milieu de la plus horrible guerre de l'histoire!

Prenez par exemple la "soundtrack" de la Deuxième guerre mondiale, une chanson appelée Lili Marleen.




Je vous résume le documentaire en un paragraphe: Lili Marleen était une chanson écrite par le soldat allemand Hans Leib, puis popularisé par la chanteuse Lale Andersen. Cette jolie balade était la chanson préférée des soldats allemands, diffusée abondamment par Radio Belgrade jusqu'en Afrique du Nord, ou les soldats alliés ont entendu cette chanson au loi, dans le camp des allemands et l'ont adoré eux aussi. On raconte même qu'a l'heure habituelle ou était diffusée cette chanson les combats cessaient, voire que les alliés demandaient par haut-parleur aux allemands de monter le son...

La chanson a ensuite été popularisée en anglais par Marlene Dietrich...cette fois-ci contre les nazis.

Lili Marleen était donc, si on veut, la war bride ultime (les war brides, ce sont ces femmes européennes qui ont épousé des soldats canadiens et ont traversé l'Atlantique après la guerre). 

Au toutes dernières étapes du dessin, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à une autre chanson de la guerre que les Acadiens vont reconnaître tout de suite: Fortunat!

Monday, August 24, 2015

Me revoila!

Je pensait quitter Moncton pour Tracadie pendant une semaine, j'y suis resté deux semaines, avec quelques jours à Shédiac en revenant, ou mon vieil ami Alain m'a installé Illustrator sur mon laptop. J'ai aussi dessiné quelques affiches (pas encore mises en couleur) que je prévois distribuer un peu partout à Moncton en septembre.

Si vous vous sentez vieux parce que vous avec déjà eu un téléphone à cadran, dites vous que c'est pas nous qui vieillissons, c'est la technologie qui avance trop vite! Même un millénial se sent vieux pour avoir déja utilisé une disquette et un modem dial up! Au moins, quand on a un téléphone à cadran, on peut appeler le service à la clientèle et parler à quelqu'un plutot que de piocher des numéros.

I'm back!


Sorry for not updating in a while. I was supposed to be out of Moncton to Tracadie for a week , turns out I was there for two weeks, with a one-week stop to Shediac where my old techie friend Alain installes Adobe Illustrator on my computer for me, showed me some neat tricks on how to make my drawing much clearer and easier to colorize. I also drew a few posters that I plan to stick around Moncton this fall...
Please don't feel old reading this strip, I don't think it's possible to look at how technology evolves and not feel old. You feel old because you had a rotary dial phone? Keep in mind that even the millenials feel old for ever having used a disquette!

Monday, July 13, 2015

A Nation of Nations



Finally the rest of my "History of Canada" cartoon...it took me way too long to finish that...

To sum it all up, Canada had to fight along side Great Britain in the two World Wars. For Quebec, it stirred things up to go visit our european cousins in France because twenty years after his faits d'armes, general de Gaulle visited Expo 67 and gave massive support for Quebec separatism with his "Vive le Québec Libre". I'm not a quebecker, but to me that sentence had a positive effect on all of Canada because it forced us to build an identity of our own instead of just being England junior.
A decade or so later, Trudeau had our constitution repatriated from London in exchange for a Quebec "no" at the referendum of 1980 but Quebec refused to sign. A few years later, the Meech lake accords aimed to get Quebec to sign the constitution  with a status as a "distinct society". The accord failed when an indian leader, Elijah Harper, rightfully reminded everyone that not being english doesn't make quebeckers all that special and the following boost in Quebec nationalism led to another referendum in 1995....and another No.

Why am I talking about all this? Because it is one thing that really gets on my nerves about this country; a binary vision of Canada. A vision where there is Quebec and the english, no room for anyone else. I grew up in a culture shaped by that vision...a vision that has no room for me.

Although you may not see it from Quebec city, everything outside of Quebec is not all english (even though we still drag the british crown along like a 40-year old who still lives with his mother. There's acadians like me, franco-ontariens, the descendents of asian immigrants who built our railroads, immigrants from places who have even more reasons to hate the British crown (like India) and people who know neo-colonialism better than we ever will (like the Congo) and, first and not least, First Nations.

It's not up to me to tell Quebeckers to stay or leave, but I appreciate people who can see this country in more than two colours. Fortunately, in the last few years, movements like Idle No More, comedians like Sugar Sammy who make us laugh in both languages, the NDP and acadian artists like Radio Radio and Lisa Leblanc are making this the Rainbow Nation of the North.

A bas le Canada en deux couleurs!


La suite de ma BD du premier juillet, avec trop de retard à mon goût. Pour tout résumer, le Canada a du se battre aux côtés de la Grande-Bretagne et ces petits combats en France ont été un retour aux sources pour les canadiens francophones puisque vingt ans plus tard, le grand général de Gaulle est  venu nous rendre une petite visite à Expo 67. Je ne suis pas québecoise et pourtant je considère son "Vive le Québec Libre!" comme libérateur pour le Canada au complet. Ça nous a forcé à nous chercher un peu, à devenir autre chose que l'Amérique Junior ou une "colonie de Sa Majesté".
Une quinzaine d'années après le début de cette recherche de soi, après que le "oui" ait perdu le référendum de 1980, Trudeau (le père, pas Junior qui se présente aux élections c't année!) a rapatrié la constitution et le Québec a refusé de la signer. Les négociations du Lac Meech ont eu lieu pour convaincre le Québec de signer la constitution avec le statut de "société distincte". C'est cette idée de "société distincte" qui en a choqué plusieurs dont un chef amérindien, Elijah Harper et la mort de cet accord a donné tout un élan au séparatisme québecois, menant au référendum de 1995.

Pourquoi je vous parle de tout ça? Parce que ça représente quelque chose que je me bat pour changer; une vision binaire du Canada ou il y'a l'anglais et le Québec. Personne d'autre ni d'entre les deux. C'est blanc ou noir.

C'est la vision qu'on ma montré à la télé en grandissant. Une vision ou il n'y a pas de place pour des gens comme moi.

La vérité, celle qu'on voit quand on sort un peu de Québec ou du plateau, c'est que le simple fait de ne pas avoir l'anglais comme langue maternelle ne rend pas les québecois si distincts que ça. Tout ce qui est hors-Québec n'est pas nécessairement britannique ou américain même si malheureusement on traîne encore la monarchie anglaise avec nous un peu comme un gars de 40 ans qui habite encore chez sa mère.  Hors du Québec il y'a des Acadiens (comme moi!), des franco-ontariens, des asiatiques descendants des gens qui ont bâti nos chemins de fer, des immigrants de pays qui ont pris l'empire britannique en pleine face encore plus durement que nous (comme l'Inde) ou qui savent ce que c'est que le néo-colonialisme mieux qu'on ne le saura jamais (comme le Congo) et, les premiers et certainement pas les moindres, toute une pléiade de cultures amérindiennes sans lesquelles il n'y aurait ni Québec ni Canada.

C'est pas à moi de dire aux québecois de partir ou rester, mais j'aime ceux qui sachent voir un peu plus de couleurs plutôt qu'un pays (ou deux) juste en rouge et en bleu. Dans les dernières années, avec Idle No More, le NPD, les mouvements étudiants de 2012, les musiciens acadiens comme Radio Radio et Lisa Leblanc, de plus en plus d'artistes comme Sugar Sammy qui décident de se produire dans les deux langues on dirait que les autres nuances de Nation Arc-en-Ciel du Nord se font un peu plus remarquer et ça fait du bien.

Wednesday, July 1, 2015

Happy summer Canada!

We all have this insufferable Facebook friend who "informs" us every Christmas and Easter that those are just pagan holidays that have been recycled by christians...as if we would throw the turkey in the garbage just for that. I actually like to think of la St. Jean (june 24) and Canada day (july 1) as big summer solstices. In a country that's goes through  such depressing fall and harsh winters, I think it fits. We have chrismas eve on december 24th and New Year on January 1st, June 24st and July 1st are just their summer twins...


I may speak french, but ask me to choose between Windsor castle and Versailles neither beats having a beer and campfire along a river deep in the woods. Nature's been in Canada way before white people, and it's more canadian than any treaty or paper

Also, Quebecois had this urge to be more french than the french for a long time. When he made drawings of his outposts of Quebec and Port Royal, Samuel de Champlain (after whom half the city of Dieppe is named) added completely fictionnal french « Minecraft-like » gardens like this was the Louvre just to impress Richelieu....